«L’AGEAS se consacre à la valorisation de la profession d’employé en assurances sociales. Elle encourage notamment la formation professionnelle. Elle est sans but lucratif, politiquement neutre et n’a aucune attache confessionnelle».
L’association par son article 3 des statuts s’est donnée des buts très généraux contenant une notion de valorisation et d’encouragement. Depuis 1976, date de sa création, essayons de voir comment les comités qui se sont succédés ont réalisé cet objectif statutaire.
Historique
Il faut relever qu’au départ, ce sont déjà des activités de formation dans le domaine des assurances sociales qui ont été un des éléments moteurs pour la mise en place dans les cantons romands d’associations regroupant des professionnels de la sécurité sociale. A l’initiative du Professeur Pierre Gilland de l’Université de Lausanne, qui avec son bâton de pèlerin, avait fait la tournée des popotes dans le but de convaincre les professionnels de la branche de se réunir en association à l’image de celle qu’il avait mis en place dans le canton de Vaud.
En 1987, la création de l’association jurassienne a achevé le développement de la Fédération Suisse des Employés en Assurances sociales (FEAS) en Suisse romande alors que les trois grandes associations alémaniques ont rejoint le bateau, pour les derniers en 1992, l’association de la Suisse centrale. Ainsi une des conditions pour la reconnaissance de la FEAS par la Confédération comme digne représentante des professionnels de la branche était réalisée.
L’idée «FEAS» a germé pour la première fois dans le courant de l’année 1972 mais vu les réticences de certains, les événements ont obligé le Professeur Pierre Gilland de faire preuve de diplomatie. En effet, son idée était de réaliser une association suisse afin d’obtenir la reconnaissance de la FEAS comme un partenaire valable pour l’organisation des examens du brevet fédéral et du diplôme fédéral en assurances sociales. Une des conditions primordiales découlant de la loi fédérale sur la formation professionnelle est justement la qualité de la représentation de la branche.
Ce but fut atteint vers la fin des années 80 et les premières sessions d’examen organisées par la FEAS pour l’obtention du brevet fédéral et du diplôme fédéral ont pu se dérouler conformément aux règlements agréés par l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie. La FEAS a également obtenu la reconnaissance rétroactive des brevets et diplômes réussis dans les sessions antérieures organisées à «l’interne».
Brevet et diplôme
Pour obtenir cette compétence de délivrer des titres fédéraux, la FEAS a dû mettre sur pied toute une organisation. Il ne suffit pas d’être un organisateur des examens, il faut avoir des candidats, il faut encore savoir quelle est la matière examinée, il faut disposer d’un corps enseignant compétent, etc.
La FEAS étant devenue historiquement un organe faîtier au niveau suisse regroupant l’ensemble des associations autonomes dans les cantons et les régions, il a fallu faire une répartition des tâches.
La FEAS a gardé la compétence de fixer la matière faisant l’objet de l’examen. Cette matière est disponible dans les guides réciproques au brevet et au diplôme. Elle a mis aussi en place les commissions d’examen, une pour la Suisse romande et une pour la Suisse alémanique, lesquelles sont chapeautées par une commission centrale des examens. Les tâches et les compétences de ces commissions sont fixées dans les règlements et guide des examens.
Les associations membres ont obtenu la compétence d’organiser la formation pratique dans leur région. Certaines d’entres-elles assument cette tâche dans sa totalité alors que d’autres ont délégué certaines activités à des organisations de formation professionnelle, écoles professionnelles ou écoles privées.
AGEAS et formation
La tâche de formation consiste de prime abord à trouver un corps enseignant compétent pour toutes les branches à enseigner selon le guide des examens. La constitution de ce corps enseignant demande de la part du comité de l’AGEAS un gros travail de recherche et de persuasion. Les enseignants trouvés, il faut, en parallèle établir le programme des cours et mettre en place toute une infrastructure permettant un déroulement agréable de la formation pour les candidats aux examens.
Historiquement, l’AGEAS avait aussi en partie délégué sa compétence d’organiser cette formation en faisant appel à des partenaires comme les CCGE et par la suite l’Ifage. Avec le temps, ces partenariats ont été résiliés au profit d’une organisation entièrement à la charge du comité de l’AGEAS, au départ par un groupe de «motivés» et par la suite sous la conduite d’un membre du comité qui assume le rôle du responsable de la formation. Il a à sa disposition un secrétariat semi permanent.
Cette organisation est la situation actuelle qui demande de la part du comité un gros investissement mais qui récolte aussi les fruits au niveau du financement de l’association. Cet apport pécuniaire permet à l’AGEAS d’avoir des activités complémentaires en faveur de ses membres qui ne sont pas à négliger et qui revalorisent la profession d’employé en assurances sociales.
A part cette préparation pour les examens au brevet fédéral, l’AGEAS, en collaboration avec les autres associations romandes, avait jusqu’à l’année dernière participer, du moins par un soutien financier, à l’organisation de la formation pour la préparation aux examens du diplôme fédéral. Malheureusement, vu le manque d’intérêt pour cette formation et bien sur pour cet examen, cette organisation est suspendue.
Les résultats obtenus au niveau des examens par les candidats genevois démontrent que cet engagement de l’AGEAS est non seulement justifié mais indispensable à la profession d’employé en assurances sociales et aux institutions d’assurances sociales de la place. |